samedi, 21 juillet 2007

Y-a-t-il quelqu'un ?

Marine est dans son camping perdu au milieu des Landes, ou peut être aux fêtes de la Madeleine à Mont de Marsan, je ne sais pas en fait. Nos anciens coups de fils quotidiens sont devenus hebdomadaires, et encore, je suis généreuse là. Je sens qu'elle s'éloigne et que moi aussi je m'éloigne. Parfois, certaines déceptions sont telles qu'on ne sait plus vraiment si on veut encore faire des efforts, si tout ça en vaut vraiment la peine. Malgré cela je refuse de la perdre.

Aurore est partie à Biscarosse, elle rentre ce soir mais repart demain à Antibes. Elle a une patience sans limite et un niveau d'écoute hallucinant ("viens dire à môman ce qui ne va pas" mdr / "bon allez, t'es comme chez la psy ici, vide ton sac"). Mais elle a sa vie et je ne veux pas devenir trop envahissante non plus. Elle est pourtant la seule à me comprendre sans que j'ai besoin de prononcer un mot. Qui en un regard est capable de cerner mon humeur, qui sait quand elle doit m'engueuler, me pousser ou se taire...

Diana est à Paris, peut-être à Lille l'an prochain si la chance est de son côté. Elle me soutient à distance et supporte aussi mes humeurs. Parce que parfois j'ai besoin de crier, parce que parfois j'ai besoin de pleurer, d'autre fois elle sait que j'ai besoin de rire ou simplement de me changer les idées, pour toutes ces raisons, elle est là.

Carole, ma ch'ti préférée lit les récits de mes folles aventures sur msn et me dit que je suis "infernale" (ce qui n'est pas faux ^^). Je voudrais avoir l'occasion de la voir plus souvent mais la distance et ses foutues journées administratives (je les aiment pas celles là) ne jouent pas en ma faveur.

Je crois que je pense trop, ce dont je devrais m'estimer heureuse pour une blonde mais qui me pourrit un peu la vie quand même. Je ne peux pas m'empêcher d'écouter ces chansons qui me rappellent tant de souvenirs douloureux et me mettent les larmes aux yeux. Je ne veux plus pleurer plus que de raison, je ne veux plus passer une heure et demie allongée par terre en pensant que jamais je ne pourrais me relever, je ne veux plus me faire subir ça et je ne veux plus le faire subir à mes amies. Je ne veux plus appeler Diana, la voix étouffée par les larmes, je ne veux plus appeler Aurore à moitié hystérique, à bout de nerfs.

J'ai des amies, sur qui je peux compter, qui sont là pour moi tout comme je suis là pour elles et pourtant j'ai l'impression d'un grand vide autour de moi. Je n'imaginais pas qu'on puisse être entourée et se sentir si seule...

Demain je recommence le boulot et normalement je devrais bosser trois semaines en plus de mes dimanches matins, ça va me faire du bien car il me semble que le meilleur ami de la déprime s'appelle l'ennui et pour l'instant je me fais chier comme un rat mort !! 

Commentaires

Pendant que l'ensemble de ces trous du cul de salariés de la classe moyenne se déhanchent sur "ils m'entrainent au bout de la nuit, les démons de minuit" à la soirée dansante...





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Ecrit par : Andy Verol | samedi, 21 juillet 2007

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