samedi, 05 janvier 2008
Yé les lèvres gerchées
A nouveau dans le TGV grâce à la générosité de mamie Noyel, je cherche frénétiquement un morceau de papier pour griffonner une nouvelle note pour mon blog que je n'aurai qu'à recopier en rentrant chez moi. Une soirée, deux jours complets, trois nuits et un début de matinée avec Lui. Ça passe tellement vite ! Si je devais choisir un pouvoir, ça serait sûrement celui de suspendre le temps quand je suis là-bas. Je sais que ça n'est pas possible alors je profite de chaque seconde, je savoure délicieusement le moindre instant.
Mercredi, 18h42, un TGV entre en gare de Nancy, mon sourire béat ne me quittera plus. Cet endroit commence à devenir tellement familier. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai fait ce trajet en presque un an... Oui mais maintenant tout est différent, et c'est tant mieux :) Des mois de "je t'aime - moi non plus" laissent place à des "je t'aime" réciproques, c'est si bon...
Peu de choses à raconter sur le jeudi : une vraie journée couette. Oh je vous voir venir avec vos esprits tordus petits cochons ! Le soir je profite de son comité de campagne pour réviser un peu. En fait il me motive, me booste. Et puis maman a dit "si tu rates ton année tu ne vas nulle part", interprétation a contrario, si j'ai mon année je peux y aller ?
Jeudi se termine sur une bonne nouvelle, le lendemain je vais découvrir les Vosges puisqu'on part pour une journée de ski avec les tâches.
Oui mais j'appréhende. Comment vont-ils réagir ? Vais-je avoir droit à certaines réflexions que d'autres ont déjà osé faire à mon sujet ? Ces mêmes "autres" qui ne semblent pas avoir conscience du mal qu'ils peuvent faire avec de simples mots. En plus d'avoir été profondément blessée par ce qui est sorti de leur bouche, j'ai été déçue parce que je pensais pouvoir m'attendre à mieux. Mais il faut croire que pour ces "autres", ne pas faire 90-60-90 me rend moins apte à l'aimer et faire son bonheur. A choisir, il vaut mieux quoi : une espèce de pétasse à la silhouette top model qui se fout de sa gueule, ou une nana qui rentre son cul dans du 42 certes mais qui est sincère et entière ?
Heureusement en quelques instants je constate que tout le monde ne me juge pas sur un pseudo critère physique de merde et qu'ils sont même prêts à apprendre à me connaître. C'est un réel soulagement de voir qu'il y a encore des gens adultes qui voient plus loin que la chair qui m'entoure.
Me voilà donc partie pour vivre une journée inoubliable. La Bresse je ne connaissais pas, de toute façon je n'avais jamais mis les pieds dans les Vosges. Je découvre le paysage avec des yeux de petite fille, non pas que les patelins soient particulièrement gâtés au niveau architectural mais je ne veux pas en perdre une miette pour autant.
Je ris toute la journée... pourquoi ? Parce que je suis heureuse et que quand c'est le cas on fait rarement la gueule ! Que de bons souvenirs : les chaussures de ville de C. dans la neige, le même qui se retrouve en boxer à côté de la voiture, le pantalon salopette violet de S. qui ferait pâlir de jalousie les bronzés, le masque de M. assorti à son écharpe, la coupe de cheveux de mon namour avec son bandeau (attention, j'ai des photooooos !)... Je me suis amusée comme une petite fille avec ces personnes toutes plus adorables les unes que les autres qui ont tout fait pour que je me sente à l'aise.
Le soir, sur le retour, entiers (eh oui, miracle, personne ne s'est rien cassé, même pas moi !), l'estomac nous rappelant qu'on n'avait pas déjeuné, on s'arrête dans une pizzeria. J'ai mangé une pizza elle aussi inoubliable, je n'ai encore trouvé aucune pizzeria qui en faisait de telles... absolument dégueulasse !! J'ai même cru que j'allais casser mon couteau dessus. Mais on ne se laisse pas abattre, on en rigole même :D
Et puis soirée Wii en rentrant sur Nancy. Plus très bavarde, je me suis endormie dans la tuture et j'ai du mal à émerger. On finit par rentrer... je ne veux pas m'endormir parce que je sais qu'en me réveillant il sera temps pour moi de rentrer. Je ne veux pas repartir. Je déteste ce TGV quand il me ramène à la maison parce que pour l'instant "la maison" est trop loin de lui. Le sourire effacé par les larmes, je repars, le même déchirement à chaque fois. Nan, ce n'est pas tout à fait ça, c'est plus dur à chaque fois. J'ai bien failli ne pas monter dans le TGV. La tête qui tourne, le teint pâle, je vais tomber, devant le train, un long moment d'hésitation. Il est chez lui, trop difficiles les aurevoirs sur les quais de gare.
Je veux encore des journées-couette, des magnifiques mails, des HH avec ses tâches, des coeurs dessinés dans la neige, des câlins, de la tendresse à la pelle, des moments complices, des bisous dans le cou, des dodos, des indiscrétions, des épisodes de Grey's Anatomy au creux de ses bras, des pizzas dégueu, des patates au jambon, des ganaches qui font peur au réveil, des "eh tu suces" et autres jeux de mots pourris ("tu regardes où là ?", "dans ton cuuuuul")...
-" Je t'aime.
- Moi je t'aime encore plus !
- Tu crois ?
- J'en sais rien en fait, mais je t'aime."
Je finis par monter dans le train, c'est nuuuul. Vivement la fin de cette interminable attente, encore quelques mois. "Quelques mois" c'est quoi ? Pas grand chose dans une vie, pourtant ça semble si dur d'attendre loin de lui, mais je pars confiante...
23:35 Publié dans Papotages | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note














Commentaires
Tous ces moments merveilleux, je veux les partager, encore et encore, avec toi et personne d'autre.
Tout me manque déjà en toi.
Ecrit par : Maxime | dimanche, 06 janvier 2008
Oui, avec une belle fin comme dans les histoires de princes et de princesses... Toi et Nancy vous me manquez depuis que j'ai mis les pieds dans le TGV... à très vite, promis...
Ecrit par : oRélie | jeudi, 10 janvier 2008
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