jeudi, 31 janvier 2008

Expédition punitive

Ça fait déjà quelques jours qu'on pestait contre "des gens" du quartier qui se sont fait éventrer leur poubelle, qui n'a naturellement pas été ramassée par les éboueurs. On gueulait parce que les personnes en question, dont la poubelle a été totalement éparpillée en plein milieux de la route au fil des jours, n'ont pas daigné ramasser leurs merdes.
Qu'à cela ne tienne, maman enfile ses gants mapa et va faire le tri, le but étant bien sûr de trouver à qui on doit le design déchèterie du quartier. Bingo, un prospectus adressé à Mme Crado dans la poubelle, avec adresse et tout le bazar. On rassemble leurs biens, on fout tout dans un sac, j'enfile aussi des gants et comme il faut rendre à César ce qui appartient à César, on va déverser ces saloperies devant chez eux... Hmmm, j'imagine déjà leur tête demain matin en partant au boulot quand ils vont voir les couches de bébé et tous leurs déchets en plein milieux du chemin, genre barage... Quelques choses me dit que la prochaine fois ils feront un peu plus attention à l'endroit où ils posent leurs sacs poubelle.
C'est méchant ? Oui mais qu'est ce que c'est bon d'emmerder ces gros dégueulasses !
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lundi, 28 janvier 2008

J'aime pas janvier, c'est nuuuul

Ça fait longtemps que je n’ai pas écrit, je veux dire vraiment écrit, avec mes tripes comme j’ai l’habitude de le faire, à tort ou à raison d’ailleurs…

Je n’aime décidément pas les mois de janvier. Ça commence dès le 1er. Tous ces gens, avec leurs bonnes résolutions, qui, le plus hypocritement du monde, sont capables de te souhaiter les meilleures choses alors qu’au fond ils s’en battent l'oeil. Le mois de janvier est finalement très traditionaliste, trop à mon goût.

Après le premier de l’An, vient l’épiphanie, là, prépare toi à bouffer d’la galette pendant tout le mois.  « Ouais j’ai la fève, je dois choisir mon roi maintenant »… c’est comme ça, les filles choisissent un roi, les garçons choisissent une reine. Pourquoi les filles ne pourraient-elles pas aussi désigner une reine et inversement les garçons, un roi ?! L’épiphanie me fait peut-être me poser de drôles de questions, mais tout bien réfléchis, c’est pas si con que ça comme idée.

Ensuite il y a le 13, un jour plein de contradictions pour moi. C’est à la fois celui où, un an plus tôt, je l’ai rencontré, l’anniversaire de Papa et le sien à Elle. Elle qui me manque, qui est partie trop tôt parce que je n’ai eu le temps de connaître qu’avec mes yeux d’enfant alors que mes yeux de jeune adulte ont peur de l’oublier. C’est toujours une journée qui me met dans un drôle d’état mais je n’en parle pas, comme souvent je ne dis rien et fais comme si… Comme si je ne pensais pas à Elle, comme si je n’avais pas l’impression d’avoir perdu un petit morceau de moi quand Elle est partie, comme si j’acceptais qu’Elle ne soit plus là, comme si rien ne m’atteignait et que tout allait bien.

Et depuis que je suis à la fac, ça ne s’arrête pas là, janvier est aussi synonyme d’examens du premier semestre. Une catastrophe cette année… ce qui ne diffère pas beaucoup du reste de mon parcours universitaire dont la médiocrité me file de l’urticaire. Moi, l’ultra-perfectionniste (au point d’en être exaspérante), qui réussissais toujours tout, je vais d’échecs en échecs depuis que je suis à l’université et je commence à ne plus le supporter. Cette année « tu n’as pas le droit à l’erreur oRé », sans déconner ?! On te le répète à longueur de temps, c’est bien, ça met pas la pression comme ça. Résultats le 20 février, je ne m’attends pas à ce que ce soit reluisant tout ça.

Après les exams ya toujours quelques jours de vacances, histoire de pas nous achever de suite, j’en ai profité pour aller le voir. Ca s’est mal passé, c’est tout ce que je dirai.

Alors après tout ça je peux le dire, janvier c’est de la merde, ya pas d’autres mots : fêtes de merdes, anniversaires funestes, exams foirés à coup sûr, vie sentimentale j’en parle même pas…

Pression, pression, pression, décompression… Le problème quand on encaisse tout le temps c’est qu’il y a toujours un moment où ça fait beaucoup, trop, alors ça pète et ça fait mal. Membres d’abord engourdis, respiration coupée, impression d’être spectateur de son propre corps et de ne pouvoir rien faire pas même respirer. Vient la panique n’arrangeant rien. Muscles tétanisés, tu étouffes, tu peux à peine parler et un seul nom sort de ta bouche, le sien, tu le réclames mais ça changerait quoi ?!

Tu fais flipper tout le monde, ta petite sœur, huit ans, est en larmes depuis une heure, elle ne comprend pas ce qui t’arrive et fait pourtant preuve d’une maturité épatante, en te prenant dans ses bras, elle murmure « ça va aller Nana, calme-toi, respire tout doucement ». Mais c’est impossible, ta tête te dit de calmer le rythme de ton souffle, ton corps semble refuser d’obéir. Au bout d’une heure, direction les urgences, 15km plus loin, un Lexomi-mil sous la langue et en cinq minutes tu passes de parkinson à légumeson.

Résultat des courses, t’as fait peur à tout le monde, ta sœur, ta meilleure amie, ta mère, ton beau-père, t’es toujours dans la même merde et en plus t’es totalement stone.

Quand je vous dit que janvier ne me réussit pas… vivement février (ou pas).

jeudi, 24 janvier 2008

République des Blogs, expérience nancéienne

Je n’ai pas vraiment le courage de faire un long résumé de cette soirée, je laisse aux autres bloggeurs présents hier soir au Jean Lam, place Stanislas, le soin de le faire (tout est sur le wiki !). Quelques impressions tout de même…

A mon sens, cette première RdB était une réussite, plus d’une bonne quinzaine de personnes autour d’une table, ça parle technique, ça parle politique, ça parle de ce foutu Asus EeePC qui, bien que génial, me sort déjà par les yeux, le tout dans une ambiance bon enfant.
Pour avoir assisté à plusieurs reprises à la RdB de Paris, je peux dire que l’atmosphère est totalement différente. Là, pas de groupes, une grande table et tout le monde autour, quelle que soit la couleur politique, en somme, pas de comportement sectaire, comme on avait pu le reprocher à la dernière édition parisienne.

Des bloggeurs, mais pas que. Des lecteurs(-trices) avaient aussi fait le déplacement. Les absents ont vraiment loupé quelque chose, ils n’auront plus qu’à se rattraper sur la prochaine session :p

Pour moi qui ne suis pas nancéienne, certaines conversations qui tournaient beaucoup autour des cantonales et des municipales, étaient forcément plus difficiles à suivre. Mais ça reste une bonne soirée, comme beaucoup l’ont dit : « à renouveler », avec la wifi pourquoi pas, mais je n’ai pas trouvé que ça manquait tant que ça finalement !

samedi, 05 janvier 2008

Yé les lèvres gerchées

A nouveau dans le TGV grâce à la générosité de mamie Noyel, je cherche frénétiquement un morceau de papier pour griffonner une nouvelle note pour mon blog que je n'aurai qu'à recopier en rentrant chez moi. Une soirée, deux jours complets, trois nuits et un début de matinée avec Lui. Ça passe tellement vite ! Si je devais choisir un pouvoir, ça serait sûrement celui de suspendre le temps quand je suis là-bas. Je sais que ça n'est pas possible alors je profite de chaque seconde, je savoure délicieusement le moindre instant.

Mercredi, 18h42, un TGV entre en gare de Nancy, mon sourire béat ne me quittera plus. Cet endroit commence à devenir tellement familier. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai fait ce trajet en presque un an... Oui mais maintenant tout est différent, et c'est tant mieux :) Des mois de "je t'aime - moi non plus" laissent place à des "je t'aime" réciproques, c'est si bon...

Peu de choses à raconter sur le jeudi : une vraie journée couette. Oh je vous voir venir avec vos esprits tordus petits cochons ! Le soir je profite de son comité de campagne pour réviser un peu. En fait il me motive, me booste. Et puis maman a dit "si tu rates ton année tu ne vas nulle part", interprétation a contrario, si j'ai mon année je peux y aller ?
Jeudi se termine sur une bonne nouvelle, le lendemain je vais découvrir les Vosges puisqu'on part pour une journée de ski avec les tâches.

Oui mais j'appréhende. Comment vont-ils réagir ? Vais-je avoir droit à certaines réflexions que d'autres ont déjà osé faire à mon sujet ? Ces mêmes "autres" qui ne semblent pas avoir conscience du mal qu'ils peuvent faire avec de simples mots. En plus d'avoir été profondément blessée par ce qui est sorti de leur bouche, j'ai été déçue parce que je pensais pouvoir m'attendre à mieux. Mais il faut croire que pour ces "autres", ne pas faire 90-60-90 me rend moins apte à l'aimer et faire son bonheur. A choisir, il vaut mieux quoi : une espèce de pétasse à la silhouette top model qui se fout de sa gueule, ou une nana qui rentre son cul dans du 42 certes mais qui est sincère et entière ?

Heureusement en quelques instants je constate que tout le monde ne me juge pas sur un pseudo critère physique de merde et qu'ils sont même prêts à apprendre à me connaître. C'est un réel soulagement de voir qu'il y a encore des gens adultes qui voient plus loin que la chair qui m'entoure.

Me voilà donc partie pour vivre une journée inoubliable. La Bresse je ne connaissais pas, de toute façon je n'avais jamais mis les pieds dans les Vosges. Je découvre le paysage avec des yeux de petite fille, non pas que les patelins soient particulièrement gâtés au niveau architectural mais je ne veux pas en perdre une miette pour autant.
Je ris toute la journée... pourquoi ? Parce que je suis heureuse et que quand c'est le cas on fait rarement la gueule ! Que de bons souvenirs : les chaussures de ville de C. dans la neige, le même qui se retrouve en boxer à côté de la voiture, le pantalon salopette violet de S. qui ferait pâlir de jalousie les bronzés, le masque de M. assorti à son écharpe, la coupe de cheveux de mon namour avec son bandeau (attention, j'ai des photooooos !)... Je me suis amusée comme une petite fille avec ces personnes toutes plus adorables les unes que les autres qui ont tout fait pour que je me sente à l'aise.

Le soir, sur le retour, entiers (eh oui, miracle, personne ne s'est rien cassé, même pas moi !), l'estomac nous rappelant qu'on n'avait pas déjeuné, on s'arrête dans une pizzeria. J'ai mangé une pizza elle aussi inoubliable, je n'ai encore trouvé aucune pizzeria qui en faisait de telles... absolument dégueulasse !! J'ai même cru que j'allais casser mon couteau dessus. Mais on ne se laisse pas abattre, on en rigole même :D

Et puis soirée Wii en rentrant sur Nancy. Plus très bavarde, je me suis endormie dans la tuture et j'ai du mal à émerger. On finit par rentrer... je ne veux pas m'endormir parce que je sais qu'en me réveillant il sera temps pour moi de rentrer. Je ne veux pas repartir. Je déteste ce TGV quand il me ramène à la maison parce que pour l'instant "la maison" est trop loin de lui. Le sourire effacé par les larmes, je repars, le même déchirement à chaque fois. Nan, ce n'est pas tout à fait ça, c'est plus dur à chaque fois. J'ai bien failli ne pas monter dans le TGV. La tête qui tourne, le teint pâle, je vais tomber, devant le train, un long moment d'hésitation. Il est chez lui, trop difficiles les aurevoirs sur les quais de gare.

Je veux encore des journées-couette, des magnifiques mails, des HH avec ses tâches, des coeurs dessinés dans la neige, des câlins, de la tendresse à la pelle, des moments complices, des bisous dans le cou, des dodos, des indiscrétions, des épisodes de Grey's Anatomy au creux de ses bras, des pizzas dégueu, des patates au jambon, des ganaches qui font peur au réveil, des "eh tu suces" et autres jeux de mots pourris ("tu regardes où là ?", "dans ton cuuuuul")...
-" Je t'aime.
- Moi je t'aime encore plus !
- Tu crois ?
- J'en sais rien en fait, mais je t'aime."
Je finis par monter dans le train, c'est nuuuul. Vivement la fin de cette interminable attente, encore quelques mois. "Quelques mois" c'est quoi ? Pas grand chose dans une vie, pourtant ça semble si dur d'attendre loin de lui, mais je pars confiante...

jeudi, 13 décembre 2007

" laisser passer le temps, avoir du temps, prendre son temps, perdre son temps, vivre à contretemps"

11 mois, presque 1 an, une éternité en fait. Oui, mais ça passe si vite. Pourtant il y en a eu des choses depuis le jour de notre rencontre... Avec le temps je me dis que malgré quelques regrets, notre histoire est belle...

Lui, fait maintenant partie intégrante de ma vie, il fait est de ces gens que j'appelle "mes murs fondateurs", les personnes que j'aime le plus au monde et sans qui je crois que je ne pourrais plus réussir à faire. 

Les situations évoluent, les personnes changent, les sentiments aussi. Attirance, amitié, tendresse puis amour... Quelque chose auquel je n'étais vraiment pas habituée, pas préparée parce que je ne m'y attendais pas non plus. Ces terrains inconnus auraient dû m'effrayer mais je n'ai pas peur, pas avec lui. C'est la toute première fois que j'ai tant de certitudes pour si peu de craintes, sinon celle de le perdre.

Alors je profite, je vis à fond chaque morceau de Lui... parce que je l'... tout simplement.

11 mois c'est pour nous :
 - presque 48 semaines
 - 334 jours
 - 8016 heures
 - 480 960 minutes
 - 28 857 600 secondes
 - et surtout un nombre incalculable de moments merveilleux

Une copine voit mon pseudo msn, elle me demande ce qu'il y a eu il y a 11 mois. - Ma plus belle rencontre... 

"Que vaut le temps, s'il n'en reste plus pour s'émouvoir, s'attendrir, aimer ? Ce n'est pas nous qui décidons de notre temps, mais le temps qui tisse les jours, fait et défait les volontés, les aspirations de l'homme." (Lauréanne HARVEY)